

En ce début d’automne, c’est Marie-Line, un enfant du Poitou qui nous confie ses émotions.
« Je ne savais pas trop ce que je voulais en entrant dans cet enclos. M’isoler peut-être… mais au fil des jours je savais pourquoi j’y restais.
La faune et la flore connaissent par coeur leur partition, et une âme éclairée ne s’y trompe pas, cette musique de bruissement de feuilles et de chants d’oiseaux résonnent comme une symphonie à la vie ; tout le reste n’est qu’accessoire pour contenter l’être à son besoin de plaisir.
Le bonheur réside tout simplement dans le fait de connaître paix et harmonie que je recherche avec l’aide de tous mes sens. Accepter d’être seule pour se permettre d’aller à la rencontre de soi, le soi si souvent oublié dans ce monde où l’Homme veut tout maîtriser, sans trop se soucier de tout ce qui fait la vie.
Ici au camping la Venise Verte, j’ai trouvé un écrin, un petit jardin au coeur du Marais Poitevin. Ici on aime les gens et la nature. Se poser et se « re-poser » ont une valeur thérapeutique. C’est un anti-stress, l’invitation au sommeil, à bouger sans auto-agression et si l’on peut à la méditation.
Etre à l’écoute de Soi, c’est le plus beau cadeau à se faire et par conséquent à faire aux « autres ».
Merci à Béatrice, Valérie et Thierry qui cultivent si bien ce havre de paix.
Voici les 2 premiers couplets d’un ode au Marais Poitevin, que j’entendais dans mon enfance.
La Venise Verte, on l’appelle
Au coeur du Marais Poitevin
Si vous saviez comme elle est belle
Dans la rosée du matin
Ici les gens ne sont pas chiches
Et le climat est des plus doux
Venez, venez, pauvres ou riches
Car c’est le joyau du Poitou.
Sur les bords des conches en fleurs
C’est le paradis des pêcheurs
Petits bateaux sur la ramure
Vertes prairies au ciel d’azur
De grands peupliers frémissants
S’élancent dans le vent
Ici les oiseaux sont heureux
Pour le plaisir des amoureux.
Merci à ceux qui connaîtraient la suite de la chanson de nous en informer
Marie-Line, le 17 octobre 2010″




« Dans la brume matinale que perce le soleil un peu timide d’une belle matinée d’octobre, entre 2 rangées de frênes aux souches torturées par la vieillesse, le promeneur plonge dans un tunnel de verdure panaché d’ocre et de roux »‘